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La Bendola (FR9305002)

La démarche

Le site Natura 2000 FR9305002 "La Bendola" a été désigné le 16 février 2010 comme ZSC au titre de la Directive "Habitats" (92/43/CEE) et comme sité d'intérêt communautaire (SIC) le 07 novembre 2013. Le DOCOB a été approuvé par le comité de pilotage du site qui s'est tenu le 28 mars 2013. L'animation a été lancée le 1er janvier 2014.

Vallée de la BendolaSitué à l’extrême Est du département des Alpes-Maritimes, sur la commune de Saorge, en rive gauche de la Roya le site de la Bendola possède de forts contrastes et une importante diversité. Ses 1058 ha s’étendent sur la partie aval de la vallée de la Bendola dont son cours est un canyon encaissé connu pour sa succession de cascades et de vasques aux eaux limpides.

Le site de la Bendola est remarquable par sa richesse, son niveau d'endémisme exceptionnel, la concentration d'habitats remarquables et son bon état de conservation. Il occupe une position charnière, à la fois dans les régions biogéographiques alpine et méditerranéenne. On y retrouve ainsi 16 habitats d’intérêt communautaire dont 6 prioritaires, ainsi qu’un habitat d’espèce. Parmi ces habitats, les pelouses sèches présentent une des plus fortes concentrations d'orchidées du territoire national (une cinquantaine d'espèces). La diversité d'habitats forestiers d'intérêt communautaire, avec notamment la présence de forêts anciennes (Bois noir) et la présence de tufs dans un état fonctionnel remarquable sont également à souligner.

La faune y est également à l’honneur avec pas moins de 8 espèces deMurin à oreilles échancrées l’annexe II de la Directive Habitats dont une importante population de Spélerpès de Strinati, amphibien rare et endémique de l’extrême sud-est de la France et du Nord-Ouest de l’Italie. Autre présence d’importance, les colonies de Grand Rhinolophe et Murin à oreilles échancrées. Ces chauves-souris occupent en effet des gîtes bâtis sur le site.

Monastère de SaorgeLes activités humaines sont peu développées dans la Bendola du fait de sa topographie. L’élevage a pratiquement disparu du territoire depuis plus de vingt ans et seule une agriculture de subsistance perdure. Pour les mêmes raisons, il n’y a pas de de production forestière. Les documents d’urbanisme empêchent l’extension des constructions et limite donc les pressions. Les impacts les plus significatifs proviennent des activités de pleine nature et notamment de la pratique du canyoning et des activités motorisées sur lesquelles devront se porter les principaux efforts de gestion.

En plus de l’amélioration des connaissances scientifiques et de la mise en œuvre du DOCOB prévu pour chaque site, quatre objectifs de gestion orientent le plan d’action :

  • Encourager une gestion forestière favorisant la biodiversité

  • Maintenir et redynamiser les pratiques agro-pastorales raisonnées

  • Maitriser l’impact des activités humaines sur le milieu

  • Restaurer le patrimoine bâti traditionnel habitat d’espèce

Ces objectifs sont déclinés en 14 mesures concrètes à mettre en œuvre dans la phase animation du site.